PORTRAIT D'UNE JEUNE FEMME

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Long métrage documentaire réalisé par Stéphane Arnoux et produit par Les films du chat sauvage.

--> http://www.chatsauvagefilms.com/films.htm

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Synopsis

Misungui est le pseudonyme de M. C'est une identité constituée d'images sensuelles ou décalées qui abondent sur les réseaux sociaux. Dans le milieu queer, elle est connue pour ses performances érotiques et situationnistes.

 

Dans la « vraie vie », la jeune féministe libertaire loge dans un squat à Paris en attendant de réaliser un autre projet d'existence, ailleurs et en autogestion. D'ici là, elle tente d'articuler précarité et invention, intime et politique.

 

En réalisant le portrait filmé de M/Misungui, j'entends mettre en scène une recherche d'émancipation et ses contradictions. Et à travers M, creuser quelques enjeux de notre époque en crise.

Le film

Dans sa chambre au squat comme sur Facebook, M rassemble autour d'elle des images, tableaux, photos ou sculptures... des représentations qui rendent compte d'un questionnement intérieur : qu'est-ce qu'être une jeune femme dans la société d'aujourd'hui ?

 

Elle est au chômage après avoir travaillé deux ans dans l'animation en parallèle de son Master d'études de genre à l'université de Saint-Denis. Il ne lui reste plus beaucoup d'indemnités à percevoir, mais elle ne cherche pas de travail. Elle refuse de payer un loyer et entend partir bientôt vivre en autosuffisance et autogestion, loin de Paris, là où elle pourra établir un habitat alternatif et vivre de façon collective autour d'un potager et de projets éducatifs partagés.

 

Elle a un amoureux, mais peut en aimer d'autres, filles ou garçons. Si elle rêve de faire un enfant avec l'homme qu'elle fréquente depuis trois ans, elle n'en a pas moins de nombreux désirs, et lui aussi. Chez elle la sexualité s'envisage d'abord en tant que liberté.

 

Elle vient de terminer un mémoire intitulé : « Baiser comme un homme » - La pornographie ou les nouveaux enjeux du féminisme.1 Depuis elle s'interroge : comment construire sa propre autonomie à l'égard d'une société qu'elle juge toujours patriarcale, liberticide, inégalitaire, peu tournée vers le bien-être de l'individu ?

 

Pour tenter de trouver une réponse à ces questions et de forger son identité, elle se met en scène tout en s'offrant des expériences : performances, Shibari, photo, dessins et peinture, création d'objets... Tous ces éléments constituent l'identité fragmentée de Misungui, dont on peut suivre les éléments d'un puzzle sur les réseaux sociaux.

 

Le film prendra le temps de regarder avec M les pièces du puzzle, de tenter de les assembler.

 

En situant M dans son contexte, aux prises avec cette ville en pleine mutation, dans sa solitude comme au milieu d'autres personnages, je m'attacherai à faire le récit d'une période charnière de la vie de M : ses derniers mois à la capitale, en transition entre ses études, son apprentissage, et une vie qui reste à inventer.

 

A travers la figure d'une jeune femme, dont les problématiques et les combats recoupent pour partie ceux de la société (questions de genre, égalité, émancipation sociale), j'entends réaliser un portrait qui dise quelque chose de cette drôle d'époque faite de crise économique, sociale et identitaire. Une époque qui contraint à se redéfinir, à se réinventer à l'intérieur ou en dehors des codes préétablis.

 

Durant cette période de questionnements intérieurs, je chercherai à mettre à jour ses contradictions, ses projets et leurs empêchements, son regard sur elle-même et sur le monde. Ces problématiques, je les chercherai également autour de M, dans la sociologie de la ville, comme pour lui en renvoyer la représentation.

 

Ce film, c'est aussi le récit de la relation entre M et son « filmeur ». Ce n'est pas ce qui se jouerait entre elle et moi dans la réalité qui sera cadré, mais plutôt la fiction de ce qui nous lie ou nous oppose. Pour dire quelque chose de la société là où elle commence : à deux.

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